« C’est ce que veulent les jeunes »

« C’est ce que veulent les jeunes, ils ont besoin de votre son, de la techno de Detroit ». C’est ce qu’a dit Dimitri Hegemann, le fondateur du Tresor Club de Berlin à Jeff Mills, d’Underground Resistance, l’un des pionniers de la musique électronique.

Et c’est l’une des nombreuses anecdote de ce documentaire rythmé, « Bienvenue au Club »,  réalisé par Dimitri Pailhe, qui retrace l’histoire des musiques électroniques depuis plus de 25 ans.

On pourra d’ailleurs découvrir comment en 2001, notre ministre de l’intérieur de l’époque, Daniel Vaillant, et sa circulaire ont voulu interdire les rave party. Avec notamment (et c’est assez priceless), la peur du Commandant Legland pour ses enfants. Or, comme le disait Julien Dray à l’époque, il s’agit de « savoir si on considère les jeunes comme des gens responsables avec qui on peut dialoguer ». En « décrétant de manière autoritaire (…) on risque de braquer les jeunes » et, « au lieu de permettre une prise de conscience, on risquerait de créer un fossé », avait-t-il affirmé. Propos qui résonnent encore aujourd’hui.

Entre Détroit, Paris, Manchester ou même Berlin, avec Laurent Garnier, Ben Klock, Brodinski, Nina Kraviz, Michael Mayer, ou encore Pedro Winter, dans des lieux comme le Berghain, les Nuits Sonores, des îles Croates, ou bien à l’Hacienda, voyagez au cœur de ce qui a fait la musique électronique.

« Comment une musique alternative à la réputation sulfureuse – musique du ghetto, synonyme de violence et d’usage de stupéfiants – et trop souvent caricaturale, s’est-elle imposée pour devenir « le » courant musical fédérateur et universel, venu à la rescousse d’une industrie du disque moribonde ? Inspirée par l’écoute d’Autobahn, premier album (1974) du groupe précurseur allemand Kraftwerk, la techno a émergé à Detroit vers 1986 avec Juan Atkins, Derick May et Kevin Saunderson. Elle envahit d’abord l’Europe via Manchester et Berlin, avant de donner naissance aux rave et autres after dans des endroits sauvages, voire « interdits ». Bientôt, partout dans le monde, les DJs libèrent émotions et inhibitions et l’ecstasy dope les dancefloors, avant l’interdiction en Angleterre des rave. Laquelle suscite aussitôt une radicalisation du mouvement avec la free party. Spiral Tribe érige la techno en mode de vie et les Daft Punk remettent la France sur la carte mondiale du genre, avec leur premier album Homework (1997). Boostée par les soirées « Respect » organisées au Queen à Paris, la French touch s’exporte, et le clubbing redevient branché. Omniprésentes aujourd’hui, des plages de Croatie à l’Ultra Music Festival de Miami, les musiques électroniques, hier diabolisées, sont devenues très bankable. Images d’archives et témoignages vibrants de figures emblématiques de la planète techno : un film impeccablement mixé qui revisite un quart de siècle de bandes son pour un retour vers le futur de la dernière grande révolution musicale. »

Merci Arte

Attention, le documentaire n’est disponible que 7 jours à partir d’aujourd’hui.

Et juste pour le plaisir, un petit live de Paul K 😉

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