Ma politique à moi

Mars 2006, le mouvement contre le CPE bat son plein dans toute la France. Ca sera mon premier contact avec les mouvements politiques et syndicalistes de gauche. Quelques semaines plus tard, je prends ma première carte au MJS. L’année suivante, au PS.

Mais revenons quelques années en arrière. Mon tout premier intérêt pour la politique vient, et je tiens à l’en remercier, de ma prof d’histoire de 4ème. Dans le programme d’histoire en 4ème figure le Communisme. Et oui, je pensais à l’époque que l’idéologie communiste, une société sans classes, une société égalitaire, une société de l’entraide et non de l’individualisme était la solution. J’ai vite compris que cette idéologie était utopique. Je n’irai pas jusqu’à dire pernicieuse, même si ce culte de la personnalité me choque grandement, et est devenu malheureusement l’apanage des régimes communistes.

Cela fait donc aujourd’hui 6 ans que je suis militant du Parti Socialiste. Alors oui, il y a eu des moments de doutes. Notamment lors du congrès de Reims en 2008, quelques mois après les défaites présidentielle/législatives. Mais aussi toutes les défaites dues à mon implantation géographique : la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon, territoire que l’on dit à droite. Pour preuve les résultats des dernières élections : 60% pour l’UMP aussi bien à la présidentielle qu’à la législative, 40% pour le PS (au 2ème tour de ces scrutins). Mais je continue à penser que cette ville est prenable par la gauche. Et nous devons prendre en exemple l’élection de René Lambert à Francheville, commune limitrophe à la mienne, qui, en 1989 a réussi à prendre cette ville grâce à une cacophonie au sein de la droite de l’époque. Aujourd’hui Francheville vote majoritairement à droite pour les scrutins nationaux mais à gauche pour les scrutins locaux.
Je n’ai donc malheureusement jamais vu ma commune voter majoritairement à gauche. Alors oui, j’ai connu des victoires, la régionale de 2010, ainsi que la présidentielle de 2012. Mais beaucoup de défaites (trop long à lister). Et pourtant, je ne compte pas le temps à faire des réunions, du porte à porte, de la distribution. En 2008, j’ai été 20ème sur 35 sur la liste municipale du PS. Ca donne envie de se battre. Mais lorsqu’on entend des militants dire que depuis 40 ans, ils présentent une liste à Ste-Foy tout en sachant qu’ils vont rester dans l’opposition, les bras m’en tombent. Ces mêmes personnes qui aujourd’hui ne veulent pas laisser la place aux jeunes, nous les forcerons donc à se retirer.
En 2010, j’ai aussi organisé à Ste-Foy un évènement pour la campagne des régionales de Jean-Jacques Queyranne. Une réunion sur la jeunesse, suivi d’un concert. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour le débat. Nous en avions invités plus de 500, nous avions fait du tactage sur les lycées. Pour ce résultat ? Effectivement, la jeunesse ne s’intéresse plus à la politique. La faute à qui ? Le débat est ailleurs.
Je me rappelle aussi de très bons moments au sein de la section du PS de Berlin lors de ma courte escapade sur ces terres allemande, des débats passionnés, et une ambiance que je n’ai connu nulle part ailleurs.

La question qui revient souvent sur les lèvres de mes amis, ou de personnes que je rencontre, pourquoi le Parti Socialiste ?
Tout d’abord, et je ne vais pas m’en cacher, car le PS est le premier parti de gauche. Il est clairement possible, d’y faire avancer ses propositions. Ensuite, je me retrouve dans les valeurs du Parti : la tradition humaniste, féministe, l’égalité et la lutte contre les injustices, la promotion de l’éducation et de la culture, la protection sociale, etc…
Je me définis personnellement comme un progressiste, réformiste, européen et écologiste. Je ne me place pas pour l’instant sur l’échiquier des motions du parti.

J’ai des positions sur les grands sujets de société, notamment contre le nucléaire, pour une Europe fédérale, pour une grande réforme des collectivités territoriales avec la suppression d’un ou plusieurs échelons, etc… J’essaye d’avoir mon point de vue sur ces sujets afin d’apporter mon avis au débat.

Pourtant, je ne fais que peu de politique nationale. Je préfère m’intéresser à la politique au niveau locale. Et les sujets ne manquent pas aujourd’hui sur nos territoires : la métropolisation, le TOP ou anneau des sciences, le COL, le téléphérique urbain, le grand stade.
Mais aussi d’autres sujets plus spécifiques sur les politiques de municipalité avec notamment, le projet éducatif de territoire de la réforme sur l’école, les projets culturels, la place des logements sociaux, la signature d’emplois d’avenir, etc…

C’est pour ça, et d’autres choses encore que j’ai voté pour François Hollande en 2012, et c’est pour ça que je me battrai pour mes idées aux municipales de 2014.

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