Mobilité Européenne, Internationale

Les voyages forment la jeunesse.

Comment ne pas commencer mon propos sur la mobilité sans citer ce proverbe populaire !

Je vais vous parler de la mobilité des jeunes en Europe, ou à l’international. Aussi bien pour y étudier que pour y travailler.
J’en suis le parfait exemple. J’ai vécu 8 mois à Berlin. J’y ai exercé une activité professionnelle.

J’avais besoin de changement à l’époque, et Berlin étant une ville cosmopolite, j’avais envie d’y tenter l’expérience.

Le plus dur quand on arrive dans une ville à l’étranger sans connaître personne, c’est de trouver un logement. Et plus encore à l’étranger qu’en France comme le disait un peu plus tôt Lucie.

Après s’être logé, il faut commencer à connaitre des gens. A Berlin, plusieurs solutions : sortir tous les week-ends dans les mêmes endroits, prendre des cours d’allemand, fréquenter des associations, des lieux francophones, etc…
J’ai choisi de commencer par la voie des associations françaises. Avec un peu de recul, ce n’était pas la meilleure solution.

Effectivement, ce que beaucoup de personnes oublient lorsqu’elles partent à l’étranger c’est qu’on ne part pas seulement pour apprendre une langue, mais aussi pour apprendre à connaître une nouvelle culture. Et s’enfermer avec des personnes de sa propre culture n’est pas la meilleure solution pour découvrir un pays, ou même pratiquer une langue étrangère.

Une fois que l’on est bien installé, il faut trouver du travail.

Alors certains jeunes arrivent sur place avec un contrat déjà signé par une grande entreprise, un appartement, la totale! Ce n’était pas mon cas. Je me suis débrouillé seul pour en trouver. Et pour les jeunes comme moi, suivant son niveau de langue, on comprend vite à quel type de job on peut prétendre. Et plus encore sans diplôme. Certes j’avais de l’expérience, mais je n’ai pas pu postuler au métier que je voulais exercer. Je ne me plains pas loin de là de ce que j’ai fait à Berlin, mais je pense qu’il faut modifier certaines choses dans l’apprentissage des langues à l’école qui a été pour moi un problème dans ma recherche d’un travail, n’ayant pas un niveau assez bon pour postuler à certaines offres qui m’auraient convenu. Alors pourquoi pas plus d’heures de cours de langue, plus de pratique, etc… Je pense d’ailleurs que Joëlle me rejoindra sur ce point. D’autres pistes sont à travailler bien sûr pour que les langues étrangères deviennent une facilité et non plus une difficulté pour la jeunesse, avec par exemple la diffusion de films en version original à la télé, la diffusion des séries dont les jeunes sont friands aussi en vo, etc…

Il existe un programme d’échange pour les étudiants, qui leur permet de partir jusqu’à un an à l’étranger. Et qui permet d’apprendre une langue étrangère plus facilement.

Aujourd’hui, lorsque l’on parle mobilité des étudiants on pense tout de suite au programme Erasmus.

L’idée de ce programme est brillante. Partager sa culture dans un pays étranger avec des étudiants de tous horizons, tout en découvrant la culture du pays d’accueil. Le succès est incroyable. Plus de 2 millions de jeunes en ont profités depuis 1987.

Seul problème, ce programme est réservé aux étudiants et professeurs universitaire. Et malheureusement, la majorité des étudiants ne part pas en Erasmus. Certains par choix, mais d’autres par difficultés économiques.

Et je pense qu’il faudrait aujourd’hui beaucoup plus encourager les étudiants à partir. Et pas seulement en licence. Mais ouvrir cette bourse aux formations comme les cap, BEP, bac pro, les bacs technos, les BTS. Le programme Leonardo existe pour les apprentis. Mais en 2008, à peine plus de 1800 apprentis français ont bénéficié d’une bourse. Cette année-là, Mr Sarkozy avait promis des propositions pour dépoussiérer le programme Leonardo, ou pour l’ajouter au programme Erasmus. Une fois de plus, des promesses qui n’ont pas été tenues. De plus très peu d’apprentis savent qu’ils peuvent partir. Aujourd’hui, il faut envoyer nos élèves sans distinction de niveau scolaire étudier comment se répare une voiture en Allemagne, comment le meilleur des pâtissiers anglais prépare son pudding, ou comment travaille un plombier en Pologne.

Publicités

Une réponse à “Mobilité Européenne, Internationale

  1. Pingback: Erasmus+ | Tbowfr·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s